Ce n'est pas du 6 mai 2007 que Nicolas Sarközy détient les pleins pouvoirs. Il a été durant 5 années un ministre de l'Intérieur puis des Finances et à
nouveau de l'Intérieur avec en réalité un véritable statut de Premier ministre-bis ; il dirigeait le parti majoritaire au Parlement, au Sénat, dans la plus grande partie des mairies de grandes
villes ; ses amitiés dans le monde des médiats ne sont plus à démontrer non plus.
Les militants jeunes de l'UMP avaient pourtant un argument imparable : Sarközy ne pouvait pas agir malgré tout ça parce qu'il avait les mains liées par Jacques Chirac. Le vieux président
déconsidéré, raillé à droite, à gauche, au centre, le miraculé du 21 avril, abandonné en quelques mois par tout ses partisans, ce Jacques Chirac aurait donc empêché durant cinq années Nicolas
Sarközy de mener sa politique. Une première remarque s'impose : à quoi bon rester ministre si c'est pour ne pas appliquer sa politique ? D'autres un peu plus courageux avaient sans hésitation
démissionné. Deuxièmement, si Nicolas Sarközy était si fort comme le clamaient ses dévoués et inconditionnels admirateurs, comment expliquer que Jacques Chirac ait pu être un si grand obstacle à la
volonté de fer de leur Président ?
Nicolas Sarközy moins veule sans doute que ses militants aux oeillères n'a d'ailleurs jamais osé présenté cet argument.
Huit mois après son élection, ces derniers arguments ont perdu toute valeur. Qu'a donc fait le nouveau Président de la République quand on sait que les seules grandes réformes d'une présidence sont
celles qui sont prises durant les premiers mois ?
Diplomatie, défense, services publics, immigration, nation : qu'est-ce qui pourrait satisfaire un homme de droite dans la politique du gouvernement ces 8 derniers mois ? Rien.
Ruptures ? Certes il a poussé la désacralisation du politique à son terme. Il a définitivement raccroché la France aux Etats-Unis et fait de l'économie l'élément déterminant de toute politique.
En 2007, 46 800 voitures auront brûlé officiellement contre 44 000 officiellement en 2006 comme vient de le révéler Alain Bauer, le coreligionnaire de Sarközy ancien grand-maître de la
franc-maçonnerie, autoproclamé spécialiste de la sécurité et parachuté président du conseil d'orientation de l'Office national de la délinquance (OND).
Dans son oeuvre de propagande, Alain Bauer a tenu a minimisé ces chiffres : d'une part toute ne sont pas une conséquence de l'occupation de certaines populations de quartiers entiers en France et
il y a une partie (non connue encore mais "estimée" à un tiers) qui relève de l'escroquerie à l'assurance.
Surtout, dans d'autres pays, tout aussi occupés, ce serait pire. Le Royaume-Uni par exemple aurait eu, en 2007, 72 900 voitures détruites par le feu. Mais contrairement à la France, ce que ne dit
pas Alain Bauer, ce chiffre n'aurait pas augmenté depuis 2002.
Qu'en pensent aujourd'hui les sectateurs de l'UMP d'hier ?
Maigre consolation : les électeurs, si l'on en croit les sondages, perdent leurs dernières illusions. La côte de popularité (d'impopularité désormais) de Nicolas Sarközy poursuit son incroyable
effondrement, lui, présenté comme l'homme le plus aimé il y a seulement huit mois. Trois saisons n'auront pas passés, que le nombre de mécontents (48%) dépasse désormais le pourcentage de gens lui
faisant confiance (45%).
(Données SOFRES puis BVA)
Ils sont quand même 80 chez les sympathisants de "droite". Fort pour un homme qui ridiculise la famille, qui annihile le peu d'indépendance qui restait à la France, qui abandonne la France au
monstre européen, qui finance les campagnes pour l'avortement, la discrimination anti-française, qui se proclame pour l'immigration (« choisie »...), qui détruit un peu plus ce qui reste
d'armée française...
Vers qui se tourneront-ils la prochaine fois, quand Sarközy aura comme les autres définitivement avoué son impuissance ? Car si nous avions raison, une fois de plus, à quoi cela a-t-il servi
?
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